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SE RECONCILIER AVEC NOTRE TEMPS

 

Le cardinal De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles, a pris la parole à l’occasion de l'ouverture de l'année pastorale de notre Vicariat de Bruxelles. Je voudrais vous résumer les éléments essentiels de son intervention, car elle nous concerne tous.

 

Il faut nous réconcilier avec notre temps ! Même si le passé avait ses richesses, il ne faut pas toujours regarder en arrière. Le passé avait aussi ses lourdeurs et ses faiblesses. Nous disons facilement : « le passé, c'était le bon vieux temps ». Pourtant, s'il était porteur de belles choses nous l'idéalisons beaucoup trop. Le retour au passé et l'intégrisme, peu présent dans notre pays, constituent un danger, car ils paralysent ! Il faut savoir aussi rêver d'un futur meilleur. Mais il ne faut pas, pour autant, viser un avenir de l'Eglise idéalisé, qui nous empêcherait de vivre le temps présent comme un temps de grâce ! Non, nous devons nous réconcilier avec notre temps.

 

Nous ne sommes plus dans une société chrétienne ! Naguère, quand on sortait de l'église après la messe, c’était pour entrer, encore et toujours, dans un monde massivement chrétien : école, mouvement de jeunesse, hôpital, club sportif... Tout cela est terminé ! N'ayons pas la nostalgie d'hier, courant ainsi le danger de rêver que tout cela revienne comme avant ! Nous allons perdre notre temps ! Aujourd'hui, en sortant de l'église, nous entrons dans un monde sécularisé ! Un monde qui a coupé son lien avec l'Eglise. Mais ce n'est pas une mauvaise chose en soi ! En effet, notre culture promeut, et c'est une chance, la liberté pour tout l'homme et tous les hommes ! Même si tout est loin d'être parfait, nous devons nous réconcilier avec notre temps !

 

Le danger serait de croire que la liberté est le bien par excellence. La liberté dont on parle, c'est le libre-arbitre ou la faculté de choisir ce que je veux ! C'est une avancée majeure de la culture ! Nous devons apprendre à choisir par nous-mêmes. Nous devenons enfin responsables de nos choix. C'est une très bonne chose. Il y a donc, ou devrait avoir, place pour l'Eglise. Elle doit, sans complexe et dans un immense respect des autres, proclamer haut et fort qu'elle détient une richesse inestimable pour l'homme qui cherche sur quel chemin parcourir sa vie. Elle doit pouvoir, au même titre que les autres, annoncer la Bonne Nouvelle. C'est-à-dire que le Christ est le chemin, la vérité et la vie. Le problème est que certains voudraient confiner l'Eglise dans la sphère privée ! Cela est inacceptable ! Tout le monde a le droit de faire entendre sa voix.

 

Mais quand le monde essaie d'imposer sa vision des choses par la force on nie le libre-arbitre et on arrive à des situations inacceptables. Ce fut le cas pour le marxisme et le nazisme: ceux qui s’opposèrent furent mis à mort ! C'est donc une chance, pour l'Eglise, de pouvoir offrir au libre-arbitre de l'homme le sens que donne au monde le Dieu de Jésus Christ. Et ce sera d’autant plus crédible si nous mettons en pratique ce que nous proposons au nom de Dieu ! L'Eglise sera en crise tant qu'elle ne sera pas au diapason de ce que demande le Christ. Mais il ne peut être question de désespérer ! En effet, l'Eglise est bâtie sur le Christ ! C'est son œuvre ! Fondée sur le Seigneur, la puissance de la mort ne peut l'emporter sur elle ! Car la pierre angulaire, c'est Jésus Christ mort et ressuscité.

 

Oui, notre époque est passionnante dans tous les sens du terme ! Laissons-nous réconcilier avec elle ! Elle nous oblige à purifier notre annonce et à nous convertir. Dieu demande-t-il quelque chose d'autre ?

 

A votre service vos frères prêtres et diacre : Augustin, Grégoire, Marc et Pierre