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Spectacle de l’Unité Pastorale : Le Pardon de Sophie

Dimanche 18 mars 2018 à 18h a eu lieu la pièce de théâtre “Le Pardon de Sophie”. Une pièce qui a reçu énormément de retours positifs, et je vous en suis réellement reconnaissant. Dans ce petit témoignage, j’aimerais vous partager mon expérience personnelle autour de ce spectacle, l’envers du décor.

Vers la mi-septembre, mon ami Gauthier Branders me contacte pour m’expliquer qu’il a un scénario écrit par les +12 et jamais réalisé. Il aimerait le mettre en scène et me demande si j’accepterais de l’aider à coordonner ce projet et à m’occuper de la communication. J’accepte, et l’on se retrouve au secrétariat de la paroisse le samedi qui suit, accompagnés de Kaye Arago. Le scénario est très intéressant, la pièce délivre un message fort autour du Pardon.

Rapidement, nous décidons de faire de ce projet un réel événement paroissial. Dès le weekend qui suit, nous lançons dans chaque église un appel aux talents. Petit à petit, 40, puis 50, puis 60 paroissiens de tous âges se lancent dans l’aventure. Lors d’une première réunion, nous formons ce qui deviendra les 6 pôles du spectacle : acteurs, danseurs, chanteurs, musiciens, décors et costumes. Chacune de ces équipes est autonome, choisi son responsable et s’organise comme bon lui semble à condition d’être prêt à temps — tout ce qui a eu lieu sur scène a donc été exclusivement réalisé par ces paroissiens.

Une fois les équipes lancées, l’équipe de coordination (Kaye, Vanessa, Gauthier et moi-même) peut donc se focaliser sur l’organisation en tant que telle. Après avoir longuement hésité entre 2 salles de spectacle, l’un de nous vient avec une idée lumineuse : et pourquoi pas dans la Basilique ? C’est le début d’un beau challenge : il faut trouver une installation son et lumière, des décors de taille, et surtout un public. Car nous voulons que les participants se sentent récompensés de tout leur travail. Impossible donc que la salle paraisse vide. C’est là que naît notre fameux objectif des 500 spectateurs.

Au niveau de la communication, il faut donc mettre le paquet. Xavier Carion me rejoint pour créer une identité visuelle claire pour le spectacle, on doit bien le reconnaître. Je pense ensuite à un concours, officiellement pour faire gagner des places, officieusement pour créer de l’engouement. Et ça marche, certains sont frustrés de ne pas avoir gagné, mais tout le monde a bien compris qu’un grand spectacle se prépare. Nous ressuscitons également la TV de la Basilique pour montrer les préparatifs, on fait des annonces et le spectacle passe même en direct sur RCF et dans Cathobel et La Libre Belgique.

Nous devons bien sûr choisir la date, ce sera le 18 février. Et après beaucoup d’hésitation, les places seront payantes au prix de 4€ la première semaine et augmenteront de 1€ chaque semaine pour encourager les paroissiens à réserver leurs places. Un bel exemple de changements de dernière minute. Le 18 février, un concert a lieu dans la Basilique. Ce sera donc le 18 mars. Pour que l’on retienne la date, nous allons parler du 18 mars 2018… à 18h. Et l’augmentation des prix complique trop la logistique, ce sera 5€. Par contre, elles seront également disponibles en ligne pour atteindre un maximum de monde.

Dès le début des ventes, nous comptons chaque place vendue. À peine 60 le premier weekend, et il ne reste que 3 weekends de vente. Le stress monte, ça ne fonctionnera jamais. Le deuxième weekend, 120 places de plus. Le troisième nous dépassons le total de 400 places vendues ! “400 ? Non attendez il reste beaucoup de places à vendre, on doit être autour de 350.” “Non, non ! Regarde, je pense même qu’on est à 420 !” “Et si ça ne fonctionne pas le weekend prochain ?” “Ça fonctionnera ! Au pire, 400 personnes c’est déjà un beau chiffre, non ?”

Le début des répétitions nous empêche de continuer nos réflexions, il faut tout donner. La première répétition a lieu le vendredi 16 mars, de 18h à 22h. “Aïe, les transitions ne fonctionnent pas, unetelle oublie toujours son texte, untel n’est jamais là quand c’est à lui de parler…” Samedi 17 mars, 10h. “Ça fonctionne mieux, ça va aller.” “Mais oui, ça ira. Par contre les acteurs commencent à stresser, ça se ressent.” Samedi 17 mars encore, 16h. Fin de la répétition, il faut ranger tous les décors, la messe doit avoir lieu le lendemain matin. Samedi 17 mars toujours, 20h. Retour à la Basilique pour Kaye, Gauthier et moi avec Luc De Paepe, notre ingénieur son et lumière pour vérifier que tout est ok. Fin de journée à 23h. “Aller les gars on y croit, ça va aller ! À demain matin, dormez bien.” Dimanche, 10h. La messe a lieu avec un magnifique décor de scène, la meilleure publicité dont on puisse rêver. Et à peine la messe terminée, c’est parti. Mise en place des décors, répétition, une dizaine de réglages de dernière minute et puis… la pièce.

À l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes le 19 mars, le lendemain. Cette pièce de théâtre s’est magnifiquement bien passée. Les paroissiens qui y ont cru on fait un travail fantastique, et vous étiez plus de 600 dans la salle ! Des liens forts se sont tissés entre des personnes qui ne se connaissaient pas grâce au spectacle. Pour nous, c’est un magnifique projet qui s’achèvera en beauté par une dernière petite réunion à quatre mardi, et une belle soirée de remerciement à tous les participants vendredi. Merci pour tout et qui sait, peut-être à très bientôt lors d’une première réunion autour d’un autre beau projet paroissial…

                                                                                                               Jean-Marc Santolin